Back to Marathon de Paris 2019

Deuxième médaille de l’année, et 4ème sur le marathon de Paris … une médaille sobre et épurée qui me réconcilie avec cette course après une année 2017 pas top et un break sur marathon en 2018.

L’OBJECTIF :

J’avais convenu avec mon coach d’arriver sous les 4h17 en pensant que c’était mon RP lors de mon 2ème marathon, mais en fait il était de 4h23 … Pas grave, une fois l’objectif annoncé, c’était ancré dans ma tête. La consigne donnée était de courir en 5:50/km (tant que je pouvais).

LA TENUE :

Si j’ai couru mes 3 premiers marathons sous des températures estivales, le temps annoncé pour dimanche 14 avril cette année était plutôt frisquet. Après avoir longuement hésité j’ai finalement opté pour un tee shirt manche longue (et je n’ai pas regretté).

Toujours fidèle à mon sac à dos, là encore j’ai hésité …tout le monde dit que ça fait du poids à porter en plus, mais ça me rassure de partir en « totale autonomie » 😉 avec ma boisson énergétique, et mes ravitaillements.

LE JOUR M :

Une petite douche pour bien me réveiller et mon petit déj classique qui me réussi bien maintenant (alpro coco + céréales). Départ à 8h de la maison pour entrer tranquillement dans le SAS vers 8h30. Je suis bien emmitouflée dans un gros pull, un poncho et des gants … il manque juste les moon boots 😉

L’attente dans le froid jusqu’au départ donné après 9h30 est un peu longue … heureusement, Ines et Fred me retrouvent, l’ambiance est bonne, on papote, on danse et on se rassure les uns les autres !

Le départ donné, je ne veux pas reproduire la même erreur que lors de mon dernier marathon. Ce n’est pas parce que j’arrive à suivre la flamme des 4h qu’il faut que je m’accroche, au risque de le payer plus tard. Objectif : tenir les 5:50/km. Mon bracelet d’allure m’est bien utile car je vérifie au 1er et au 5è que je suis dans les temps, ce qui me rassure.

Il était prévu que je m’arrête à chaque ravitaillement puisque ça m’avait bien réussi par le passé, mais c’était tellement le bordel que j’ai préféré continuer à courir, finalement je me sentais bien et n’ai pas eu envie de casser le rythme et de devoir relancer la machine.

Cette année il y a vraiment beaucoup de monde, et je suis gênée à plusieurs reprises par le monde. J’ai l’impression de ne plus vivre le marathon comme avant. Je me mets de plus en plus dans ma bulle et m’isole du reste des coureurs, j’essaie de ne pas perdre l’énergie et de garder mes forces pour quand ce sera plus dur …

Ce nouveau parcours est vraiment très sympa, avec le passage devant l’opéra. Le marathon de Paris est une vraie visite touristique, et même si je suis une locale, pouvoir courir dans Paris sans voiture est vraiment un privilège. Je suis moins fan de l’arrivée sur Vincennes, je sais que le passage dans le bois va être long, et je guette Nadia et Eric qui se positionnent avant l’arrivée vers le zoo. Une petite tape dans les mains, des encouragements qui font du bien, et c’est parti, je surveille ma montre, je suis toujours bien, je passe le semi toujours avec un peu d’avance.

L’arrivée sur les quais, est toujours un joli moment, malgré les nombreux coureurs, il y a beaucoup de spectateurs, et j’ai décidé cette année de ne surtout pas marcher dans les tunnels. Merci l’organisation, cette année pas de musique qui casse la tête dans les tunnels, j’en passe un, j’en passe 2 … c’est gagné, je les passe tous sans marcher, mais les relances pour en sortir se font de plus en plus dures.

Je décide de m’arrêter prendre de l’eau vers le 25è km, histoire de faire une pause, mais je regrette, finalement je casse le rythme et l’eau ne me réussi pas, je sens tout de suite mon ventre gonfler et comme un point de côté.

Martin que je guette depuis la sortie des tunnels me rejoint comme convenu vers le 28ème, lui il est frais, mais moi je commence à ralentir, et l’avance que j’avais commence à diminuer si bien qu’au 30ème km je me retrouve dans mes temps de passage. Je sais qu’à partir de maintenant je ne vais pas arrêter de perdre du temps, et qu’il faudra que je me batte pour arriver dans le temps espéré. J’ai entendu que le marathon commence à partir du 30ème km … je peux dire que c’est vrai !

Je connais cette fin de parcours pour l’avoir couru la semaine d’avant avec Christophe, mon coach, et je l’ai encore en tête. Je redoute le boulevard Suchet, et c’est en bas de cette « côte » que je décide de marcher un peu … et quand tu commences à marcher, tu sais que tu alterneras marche et course jusqu’à la fin.

Au 35ème km, je craque et me mets à pleurer (comme chaque année, 5km avant l’arrivée j’ai un gros moment de moins bien) … mon chéri me réconforte et je repars. En me fixant de minis-objectifs j’arrive à avancer, mais j’ai mal partout, dans le bas du dos, dans le pied, dans les genoux, toutes les douleurs sont bien présentes, mais comme me dit Martin … c’est dans la tête !

Au 36è Alain de la boutique Allure Marathon est là avec banderoles et fan club, leur présence me fais du bien et je vais leur taper dans les mains !! c’est dingue comme voir des têtes connues ça rebooste 🙂

Une arrivée comme toujours en sprint, car curieusement on retrouve toujours de l’énergie hihihi …

DEBRIEF :

Même si mon dernier marathon s’est mal passé, je n’avais pas d’appréhension particulière … dire que je n’étais pas stressée serait mentir, mais j’étais plutôt sereine, en partie grâce au sérieux de ma prépa et mon coach était confiant

Je suis peut être partie encore un peu trop vite, mais est-ce vraiment une erreur ?

J’ai été un peu freestyle sur l’alimentation, ne sachant pas vraiment ce que j’allais manger. J’ai testé les stimium et c’est bien passé. Quand à la boisson, toujours la même, c’est hydrenergy 4 que je prends sur le vélo.

J’ai bien géré le mental en m’isolant et en ne craquant pas dans les tunnels … ok j’ai craqué plus tard, mais je m’améliore 😉

Au final, ça donne ça :

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