CR de mon 2ème Marathon de Paris

Cette année je courais mon 2ème marathon dimanche 3 avril … sous l’identité d’une copine car je n’ai pas réussi à obtenir un dossard à temps.

Objectif officiel : terminer

Objectif officieux : faire mieux que 4h36

Objectif inavouable : faire moins de 4h10 (car la veille au diner, nous avions parié avec des amis que si je faisais moins que 4h10, Martin m’offrirait le combishort que j’avais repéré chez Ba&sh… Mmes Ba&sh si vous me lisez … c’est pas si mal 4h23 😉

Le matériel :

Samedi, lorsque j’ai préparé mes affaires, j’étais encore sceptique sur le temps annoncé pour le dimanche … j’ai tout de même préparé ma tenue en conséquence : short (acheté la veille sur le stand Mizuno), tee shirt fétiche de finisher de l’édition 2015 (bah oui, faut bien montrer le niveau 😉 mes wave riders 19, et mes compressport. Le ton est donné : 2015 était rose, 2016 sera violet !

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Contrairement à l’an dernier où j’ai eu peur de courir avec le sac à dos, cette année, je me sens plus confortable. Le sac me permet d’accéder plus facilement à l’eau et aux poches pour les ravitaillements (car cette année, j’ai prévu de m’alimenter).

Le jour J :

Cette année encore, je pars à 10h05 et peux me lever à 8h … pour préparer calmement ma boisson d’Hydrenergy4, mes fioles de gels MelTonic sucrés et salés et mes Bretzels pour les différents ravitaillements (article sur ma nutrition marathon à suivre).

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Dans le sas de départ, j’entends parler toutes les langues, le marathon soulève les foules … et le nombre de participants est croissant d’année en année.

Je me remémore la course de l’an dernier avec les différents passages, et visualise les différents endroits pour ne pas me faire piéger. Comme discuté avec mon coach la veille, je ne dois pas partir trop vite, en garder sous le pied pour pouvoir gérer toute la course, c’est une course d’endurance.

Le départ donné, je suis la meneuse d’allure des 4h15, en me fixant pour objectif de la suivre le plus longtemps possible … mais dès le début les sensations ne sont pas au rendez-vous : l’impression de ne pas avancer (pourtant on est en descente), et de ne pas être aussi à l’aise que l’an dernier … les 42km s’annoncent longs … mais je m’efforce de ne pas me stresser pour ça. Objectif : terminer !

Premier ravitaillement : je m’arrête … je prends sur moi pour m’arrêter. Je suis le plan prévu, mais est-ce la bonne stratégie ? je vois tout le monde partir en trombe, et m’inquiète de faire différemment …

Je reprends le rythme, et finalement, les kilomètres passent et je suis de près ou de loin le drapeau des 4h15 … je retrouve des sensations, et le fait de ne pas perdre ce drapeau me donne le moral. C’est marrant de repasser aux mêmes endroits qu’en 2015, car je reprends les mêmes trajectoires, comme si c’était un gage de « réussite ». Cette année, pas d’euphorie, pas de tape dans les mains, je reste concentrée sur mon objectif, et ne veux pas perdre mon énergie inutilement.

J’ai écrit sur mon bras au marqueur ce que je devais prendre aux différents ravitos et suis scrupuleusement ce qui est indiqué. Je bois très régulièrement, le sac à dos était la bonne option.

Je n’avais pas pensé que la première lance à eau allait effacer toutes les indications sur mes ravitaillements, je vais donc devoir « improviser » et me souviens juste que c’est au 4ème ravitaillement que je dois prendre du salé.

A la sortie de Vincennes, je suis collée à la meneuse d’allure, et suis confiante sur la suite. La plus grosse difficulté consiste à se faufiler entre les coureurs que l’on rattrape. Tout au long du parcours j’entends la foule crier « aller les 4h15, allez les filles » j’avoue que les encouragements me portent et je remercie Tati qui me voit au dernier moment et m’encourage ! cette rencontre imprévue me booste encore un peu plus.

Je vais maintenant « attaquer » les quais, et j’avoue appréhender ce passage et surtout le tunnel dans lequel j’ai eu ma première chute de forme l’an dernier. Cette année, il est agrémenté d’une « ambiance zen » … je n’ai certainement pas été la seule à me sentir mal à l’aise l’an dernier. Cette année, je me dis tout le long du tunnel : « tu ne t’arrêtes pas, ne reproduis pas l’an dernier , si tu le passes, c’est gagné » … je vois des gens marcher et repense à l’an dernier. Mais ouf, je tiens et sors de ce premier tunnel en forme (1ère victoire).

Je retrouve mon chéri comme l’an dernier au km 27, mais cette année plus en forme. Il est content de voir que ça se passe mieux pour moi. Sa consigne : courir à mon rythme et ne pas faire le clown quand je vais mal. Il arrive à point nommé pour le prochain ravito, où je lui demande de sortir de mon sac, les bretzel que je n’ai pas pu ranger sur les poches latérales … j’ai l’impression de prendre l’apéro au soleil (le mojito en moins).

Passé le 30ème km, je suis heureuse de ne pas me prendre le mur, et attaque la suite plus en forme que l’an dernier en voyant quand même le drapeau des 4h15 s’éloigner pour ne plus jamais m’en approcher. L’approche du bois de Boulogne me crispe, et je sens mes pieds qui tapent (comme sur le semi), mes jambes n’avancent plus, mais je continue à courir (lentement mais sûrement). Je blague « la bonne nouvelle, c’est que tu n’auras pas à m’offrir le combishort ».

Dans le bois, c’est l’hécatombe … je vois plus de personnes marcher que courir, j’ai l’impression d’être en balade dominicale. Je me rassure en courant et en dépassant les marcheurs (on se rassure comme on peut).

Puis au km36 je pense à l’an dernier, je regarde mon chrono et j’ai peur de ne pas faire mieux qu’en 2015 (même si mon objectif « officiel » est de terminer) … je pars en flèche sur le côté et m’arrête, prise d’une crise d’angoisse, n’arrivant plus à respirer. Mon chéri me console et je repars … je cours, je double, je slalome, lentement mais sûrement « la constance est le maitre mot ».

Je vois maintenant que je ferai mieux qu’en 2015, et ça me rassure, l’objectif sera atteint ! Martin sors du passage des coureurs, et je termine seule au rond-point qui monte sur l’avenue Foch … la foule est là, je retrouve mes jambes et je « sprinte » encore une fois, grappiller quelques secondes, prendre ce que je peux prendre au chrono,  je repense à notre discussion avec Christine Arron le vendredi et à la vidéo que j’avais visionné la veille avec mes amis.

Cette année encore, je passe la ligne d’arrivée en pleure … le 2ème marathon est aussi magique que le 1er !!

Il se vit différemment du premier, c’est comme si on embarquait avec soi les souvenirs du 1er et les émotions du 2ème. C’est une sensation que j’ai du mal à exprimer tellement c’est fort.

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Encore une belle médaille et un beau tee shirt

Debrief :

Je suis partie avec l’appréhension du 2ème marathon : faire mieux que le 1er tout en étant moins entrainée puisque j’ai zappé ma fin de prépa (lassitude, soucis, …).

Je m’en suis finalement bien sortie (13mn de moins que l’an dernier … en ayant marché sur tous les ravitos) car je pense que ma première partie de préparation a été bien menée.

Je me suis bien alimentée/hydratée : j’ai adopté une stratégie d’alimentation tous les 5km.  Je commence seulement à réaliser que je sous-estime la partie nutrition dans les performances.

J’ai essayé de me déstresser : à part le coup de stress au 36ème km, j’ai été plutôt sereine tout au long de la course, concentrée sur l’objectif en écartant les pensées négatives.

Au final, plus de vitesse et de régularité sur la course et un RP à 4.23.04

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Les point négatifs de l’organisation 2016 : de plus en plus de monde, des goulots d’étranglements où il est presque impossible de courir, il faut sans cesse être vigilant sur les trajectoires des autres participants sous peine de chute, enfin, quand les coureurs s’arrêtent de courir, qu’ils le fassent sur le bas-côté, et pas en plein milieu de la route.

Je suis une Marathonienne heureuse … et qui re signe dès demain pour l’édition 2017 !!

4 thoughts on “CR de mon 2ème Marathon de Paris

  1. FG

    Je suis toujours admiratif des marathoniens et des triathlètes. Vu sous cet angle, j’avoue le marathon donne envie. Envie de se dire que « ça y est on l’a fait ». Il va peut-être falloir que je me trouve un challenge dans le même genre mais sur le vélo, faut que j’y réfléchisse 🙂

    En tout cas, belle course, beau compte-rendu, j’adore la joie qui en ressort 🙂

    Pour la nutrition, je suis comme toi. Je sous-estime à chaque sortie les bienfaits d’une bonne nutrition sur le vélo, il va falloir que je me penche la-dessus aussi 😉

    Allez, repose toi bien.

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    1. admin Post author

      Merci pour ton message FG 🙂
      Déjà inscrite pour la prochaine édition … c’est tellement grisant !

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  2. Marie

    Bravo ! je suis admirative de ta gestion de course ! c’était celle que j’avais prévue 😉 mais c’était sans compter les gros malaises que provoquent chez moi les gels et les ravitos sucrés en général … encore plus cette année avec la chaleur. Il faut vraiment que je trouve une solution pour le prochain marathon. Forcément, ton article sur la nutrition m’intéresse beaucoup !
    Ca fait plaisir de lire un beau compte-rendu écrit avec le sourire après avoir vu et vécu l’hécatombe de ce marathon !
    Tu mérite amplement ce combi-short 😉 (je viens de m’offrir une tenue complète mizuno pour me féliciter de ne pas avoir abandonner …)

    Bonne récupération (tu n’as pas de petits conseil sur une bonne recup’ ? … faudrait que je crée un blog pour poser toutes les questions que je me pose sur la course à pied 😉

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    1. admin Post author

      Merci Marie 🙂
      Je vais écrire mon article rapidement pour donner mes tuyaux (pas encore testés et approuvés sur triathlon cependant). Je ne me suis pas encore offert le combishort (pour l’instant je n’ai pas d’occasion de le mettre …)
      Je vais regarder pour la recul … merci pour l’idée d’article.
      Bonne recup à toi aussi et félicitations !!

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