Mon 4ème Ironman 70.3 à Aix en Provence

Moi qui n’aime pas les côtes, j’ai choisi Aix en Provence pour mon 4ème Ironman 70.3, j’avoue m’être demandé pourquoi à plusieurs reprises, mais ses magnifiques paysages en font oublier ses difficultés 😉

La veille :

Faire le half IM d’Aix en Provence demande un peu de logistique : avec une natation à une vingtaine de minute du centre ville, il faut, après avoir récupérer le dossard en centre ville, aller déposer le vélo au lac de Peyrolle pour la T1 et ensuite déposer son sac de course à pieds dans un collège pour la T2.

J’en ai quand même profité pour faire un footing au petit matin, faire des photos avec la team Zoot, essayer le vélo … et me faire un petit plaisir 😉

 

Dimanche 12 avril :

Après une bonne nuit de sommeil, ponctuée de cauchemars, réveil à 5h00, déjeuner, essayage des tenues pour me rendre compte que je suis trop serrée dans celle que j’avais prévue, heureusement que j’en ai pris plusieurs 😉

Départ en navette pour aller au lac de Peyrolle à 5h15, petit tour dans le parc à vélo pour installer les bidons, les ravitos, le compteur, et gonfler les pneus, puis attente dans le froid jusqu’à mon départ à 8h09 … Malgré l’ambiance, l’attente est longue, les premiers sont déjà sortis que je ne suis toujours pas partie !

La température de l’eau est donnée à 15,8 degrés, il fait donc plus chaud dans l’eau que dans l’air, n’empêche que je suis saisie, je ne sens plus mes pieds, mais va falloir nager ces 1,9km. J’ai du mal à poser ma nage, je pense à Olivier Marceau et ses conseils et j’essaie d’allonger ma nage, mais j’ai beaucoup de mal. Pourtant, l’aller passe finalement vite … et oui, j’ai le vent dans le dos. Quand je passe la bouée du retour, c’est une autre histoire, je m’attendais à un courant contraire, mais pas au clapot que j’allais prendre en pleine face pendant tout le retour !! Autant dire que je me suis battue contre les vagues pendant tout le retour …

Je sors de l’eau, je ne me sens pas si mal, je ne regarde même pas ma montre pour savoir quel temps j’ai fait.  Le chemin qui mène vers l’aire de transition est sans fin, et le revêtement est dégueu et fait super mal aux pieds. Je récupère mon sac, prends un peu de temps pour me sécher et surtout me couvrir, il fait encore froid et je n’ai pas envie de reproduire les mêmes erreurs qu’à Vichy et finir en hypothermie. J’enfile donc un gilet manche longue et un coupe vent par dessus, puis je file vers mon vélo pour entamer les 90km.

Ce premier tri de la saison est un test : mes problèmes gastriques ont-ils été résolus par l’opération de cet hiver ? Je le sens dès le début, ça ne venait pas de mon polype à l’estomac. Je vais donc continuer à galérer sur toutes mes courses, ne rien manger, et boire que quand je n’ai vraiment pas le choix.

Ce parcours est une nouvelle difficulté pour moi, contrairement à Vichy ou Miami, c’est mon premier triathlon vallonné (1187D+). Après un début de parcours plutôt plat et roulant, on attaque les choses sérieuses, mais les paysages sont tellement beaux que j’en oublie la difficulté et que le temps passe finalement assez vite … et c’est tant mieux 🙂

Une pause « technique » vers le 45ème kilomètre pour m’alléger … mais qui ne fera pas passer mon sentiment de trop plein, et me voilà repartie pour « la fin du parcours ». J’essaie de prendre une gomme, mais la recrache, je sais qu’elle ne passera pas, puis je bois car j’ai la bouche sèche, d’autant plus que le vent est fort et déshydrate pas mal.

En parlant de vent, pas de bol, après Pourrières, ce sera du vent de face, et sur la seule ligne droite où l’on pouvait rouler,  j’avais l’impression d’être scotchée !! Les descentes étaient sportives, il fallait également faire attention aux rafales qui te déportaient … j’en ai d’ailleurs vu pas mal sur les bas côtés avec les secours 🙁

La principale difficulté reste le col du Cengle avec 3,8km de montée, et un début plutôt raide. A ce moment là, je me suis demandée ce que je foutais là, faut bien l’avouer ! D’autant plus que ce col arrive au 70ème km, quand tu commences à en avoir plein les pattes. Heureusement il y avait quelques supporters et je n’étais pas seule à grimper, c’est « mieux pour le moral ».

Je pensais en avoir terminé avec les côtes, mais la petite côte du Tholonet, m’a également fait mal aux pattes 😉

Quand on arrive dans Aix à vélo, on passe à côté des coureurs … petit coup au moral car pour certains, j’imagine que c’est déjà la fin ! Je pose mon vélo, je marche jusqu’à mon sac, je préfère encore une fois prendre mon temps, m’asseoir un peu, enlever mon gilet et mon coupe vent (il commence à faire chaud), aller aux toilettes et prendre tranquillement le départ de la CAP.

Départ en centre ville, mon estomac continue de me faire souffrir, mais savoir qu’il n’y a plus qu’un semi à courir me donne la pêche. C’est vraiment la partie que j’apprécie le plus car je peux discuter avec les bénévoles, essayer de voir des têtes connues (merci mes supporters Anne-Paule, Elsa et Grand Seb, ça m’a fait du bien de vous voir).

Sur le semi, je me suis arrêtée à tous les ravitos pour prendre des forces : de l’eau pour me rincer, des oranges pour me faire plaisir et du coca pour essayer de vomir (mais sans succès) .. bon ce protocole m’a quand même permis d’aller au bout, c’est le principal.

Contrairement à Vichy, même la CAP n’est pas plate … et je pense notamment à la sortie du parc qui m’a bien surprise ! J’ai alterné course et marche dans les côtes. sur les 3 tours.

L’arrivée sur la place de la Rotonde est très sympa, c’est une très belle course avec une organisation sans faille, des bénévoles très présents et disponibles, des paysages magnifiques qui font oublier toutes les difficultés de ce triathlon exigeant.

Merci à mon coach Christophe, qui me fait bosser en douceur, et à Olivier Marceau chez qui je suis partie en stage et qui m’a bien fait bosser les côtes.

 

Merci à mon chéri, aux amis et aux copains qui m’encouragez sur la course ou à distance, vos petits messages sont précieux, et merci à vous qui m’encouragez sur le blog ou les réseaux sociaux !

J’espère vous avoir donné envie de vous lancer vous aussi !!

2 thoughts on “Mon 4ème Ironman 70.3 à Aix en Provence

  1. Nath

    Bravo ! le parcours et les conditions n’étaient pas faciles
    Apparemment on va se croiser aux sables (un peu plus que je ne t’ai vu pour t’encourager sur le parcours à pied d’Aix)
    Nath

    Reply

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