Marathon de Paris : et de 3 !

Cette année, je vais essayer de ne pas vous faire vivre un supplice avec mon marathon car je ne veux pas en décourager certaines de courir cette course oh combien mythique et riche en émotions … et puis je ne veux pas vous faire fuir non plus 😉

Pas d’objectif officiel ou officieux, l’objectif était d’arriver avec un chrono de 4h15, qui me semblait jouable compte tenu des mes dernières sorties ou sensations. Ce qui voulait dire courir en 6mn/km.

LA TENUE :

Le temps annoncé étant clairement estival, aucun doute sur la tenue que j’avais déjà préparé quelques jours avant.

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LE JOUR M :

Une petite douche pour bien me réveiller et un gâteau sport Meltonic en guise de petit déj (j’ai préparé le gâteau au chocolat, mais je préfère finalement celui aux fruits), il me reste à préparer ma boisson d’Hydrenergy4, puisque mes gels et compotes sont déjà prêts depuis la veille. Nous partons à 8h de la maison pour rejoindre Alain de Allure Marathon  qui va courir avec mon chéri.

Une ou deux photos plus tard, me voilà dans le SAS des 4h à attendre le départ. Un petit pipi plus tard, ma cops Alex et sa belle soeurs me rejoignent dans le SAS, comme ça nous pouvons discuter.

Je m’aperçois que j’ai oublié mon bracelet d’allure … argh ça me mets en rogne ;-(

Inscrite dans le SAS des 4h, une fois le départ donné, je suis le flot, et comme je me sens bien je ne me pose pas de questions. il fait beau, il fait déjà bon et je me dis que je vais suivre tant que je peux ce train des 4h … bien que la flamme soit devant moi et qu’elle commence à me distancer. Je commence à boire dès le 1er kilomètre, l’objectif étant de ne pas me déshydrater et de boire par petites gorgées.

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Premier ravitaillement : comme l’an dernier, j’ai prévu de m’arrêter à tous les ravitaillements pour prendre de l’eau et manger un peu. Comme j’ai du mal à manger en courant, c’est parfait et ça permet de faire redescendre le rythme cardiaque. Il faut batailler pour pouvoir s’arrêter et arriver à bon port, ça se bouscule …

Au fil des kilomètres, j’ai l’impression de me mettre dans une sorte de bulle, concentrée sur ma course et un peu hermétique aux restes de coureurs et des encouragements des spectateurs. Pourtant vers le 8è km (si je me souviens bien), j’entends les encouragements de Nadia et Eric, 2 potes du club de tri … et ça fait un bien fou !! j’arrive maintenant au bois de Vincennes, et j’essaie de courir le plus possible à l’ombre pour ne pas choper un coup de chaud.

Justement, malgré la chaleur très présente, j’essaie de ne pas me faire trop arroser par les lances à eau car l’eau froide saisit et coupe un peu le souffle.

C’est justement dans le bois de Vincennes que je vais voir une autre copine du club, Vanessa qui m’encourage et avec qui j’ai le temps de dire quelques mots et prendre des nouvelles. Puis, c’est  Sandra (alias Smatho Run sur IG) qui va me doubler et qui m’interpelle … c’est cool de pouvoir se rencontrer (même très brièvement) – elle me dit qu’elle a la gerbe, je lui souhaite une bonne course, elle me double. Ces petites distractions m’ont fait du bien.

Je suis dans les temps au 10km, au semi aussi, mais je sens que peu à peu je perds « du terrain » et que je ne tiendrai pas ce rythme toute la course … 

Arrivée sur les quais, il y a encore beaucoup de monde, et ce n’est pas facile de se frayer une place. J’ai horreur de ce passage, les tunnels m’oppressent et entendre les coureurs crier et qui font échos me tape sur les nerfs … comme prise d’une sorte de souvenir négatif du premier marathon, je marche … il ne faudrait pas pourtant, mais je pense récupérer … grosse erreur ! quand je reprends la course, j’ai super mal aux cuisses.

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Je calcule dans tous les sens, je regarde ma montre, fais des simulations … arriver en 4h15 c’est mort, arriver en 4h23 pas possible non plus… et 4h34 je perds espoir ! l’impression de revenir 3 ans en arrière, me dire que j’ai fait tout ça pour faire moins bien … bref la lose, la grosse déprime (heureusement je me cache derrière mes lunettes … si vous voyez ce que je veux dire).

Alors que c’est la fête pour tous (ou presque) car il y a des coureurs pas bien, mon moral a lâché, plus la niaque … je vais terminer car abandonner n’est pas envisageable et serait pire que tout question confiance en moi, mais je n’y crois plus.

Je passe au 27è – pas de chéri qui m’attend cette fois-ci (il court pour lui cette année). Je pensais que ça serait mieux de courir seule car je n’arrête pas de râler quand il est là, mais finalement je dois avouer que je préfère quand il est là …

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Le mur du 30è est interminable, à vrai dire il a commencé bien avant et il s’est arrêté au 42è. J’alterne marche et course dans le bois de Boulogne, mais plus je m’arrête et plus mes jambes sont douloureuses. Ca sera comme ça jusqu’à la fin … je me fais doubler par le meneur d’allure des 4h15 et dire que l’an dernier je suivais cette flamme lors de ma course …

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500m de l’arrivée, ça parait long … mais une mouche m’a piqué sur le sprint final et je cours en 4,30mn/km (du grand n’importe quoi … tout ça pour briller sur le tapis vert).

Pour la première fois, pas de pleurs ou d’émotion sur la ligne d’arrivée … seule la déception est présente.  La magie n’a pas opéré cette année …

Ma seule hâte est de retrouver Martin qui doit m’attendre depuis un moment. Je récupère ma médaille auprès de Anne (Dubndidu), mon tee shirt, une bouteille d’eau et remonte l’avenue. Je tombe dans les bras de mon chéri (maintenant seulement je verse ma larme … mais une larme de déception, d’objectif inachevé)

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DEBRIEF :

Contrairement à l’an dernier, pas d’appréhension, je me sentais assez confiante car si ma première partie de prépa avait été light, après le semi de Paris, je m’étais reprise en main et mon allure s’était améliorée.

4h40 et des grosses poussières : 4mn de plus que mon 1er marathon et 17mn de plus que l’an dernier … vous allez me dire que c’est pas la fin du monde, mais j’ai l’impression de faire un retour vers le futur … dans ma tête l’impression d’être meilleure, mais le chrono n’y est pas.

Comment je me l’explique ?

Je suis partie trop vite, j’ai pris le risque de courir plus vite en me disant que je pourrai peut être tenir la cadence, et puis « tout ce qui est pris n’est plus à prendre » … sauf que tout ce qui est pris peut en fait se perdre … et c’est ce qui m’est arrivé !

Je pense m’être bien alimentée et j’ai l’impression de m’être bien hydratée (même trop), mais vu le temps estival peut être que ça n’a pas suffit.

Le mental a lâché, et je pense que c’est LA cause de mon échec. Je n’ai pas arrêté de compter les temps dans ma tête : là tu es en retard, en avance, etc .. et par rapport à l’an dernier, et à la 1ère fois, etc … bref, j’ai cru trop tôt que je ne ferai pas mieux que mon 1er marathon, du coup j’ai abandonné mentalement … évidemment pas question d’abandonner la course, ça aurait été pire que tout, mais j’ai lâché la montre en me disant que c’était foutu ...alors que ça ne l’était pas !!! Quand je compare mes temps, jusqu’au 30è c’était encoure jouable.

Un grand merci à mes amis qui m’ont encouragés durant ma prépa, aux amis présents lors de la course, aux supporters qui ont scandé mon nom, aux bénévoles pour leur patience, à Alain pour ce super tee shirt), à mon chéri,  à mon coach avec qui on va travailler plus dur.

Au final, ça donne ça :

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Si je résigne pour une 4ème édition ? Je passe mon tour pour 2018.

2 thoughts on “Marathon de Paris : et de 3 !

  1. Mamounette

    Bonjour
    Vous êtes allée au bout.
    J’étais dans la foule pour encourager fiston qui visait 4 h et a fait 4 h 58 le mur des 30 et la chaleur.
    Bon courage pour la suite

    Reply

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